Qui a fondé l'association ? L'Abbé Robert Largier
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L’Abbé Robert Largier est né à Paris le 6 janvier 1922, le jour de l’épiphanie comme il aimait à le rappeler. Il fait ses études au petit séminaire avant de rentrer avec un bac de philosophie au grand séminaire en 1942. La guerre et l’unité de la foi Tout est interrompu, quand en mars 1943, il doit partir pour l’Allemagne. Le travail est épuisant et la cruauté toujours présente. Les nombreux Russes, prisonniers, sont particulièrement maltraités. Il parvient à communiquer avec un pope par l’intermédiaire d’un compagnon qui traduit leurs propos. Après bien des difficultés, car le traducteur étant athée ne comprenait pas la signification des termes, Robert Largier réussit à dire au Pope que l’Hostie EST le Corps du Christ ; et le Pope, à qui il demande s’il a la même foi dans la transsubstantiation, lui répond, extasié, « Oh ! oui, c’est le Corps du Christ ». Entre le jeune séminariste et le Pope séparés par la langue, pendant une seconde d’éternité, l’unité s’est faite autour du Christ et de la foi dans la Présence réelle. Le Sacerdoce et l’amour de Dieu-Trinité
Après la guerre, Robert Largier retourne au grand
séminaire. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1948. Il devient vicaire à la
paroisse Saint Martin d’Ainay à Lyon où il exerce neuf ans son ministère. Puis,
en 1958, Mgr Dupuis qui cherche à créer des paroisses dans les nouveaux
quartiers de Lyon, après un entretien avec lui, propose le jeune prêtre au
Cardinal Gerlier qui le nomme Curé dans le huitième arrondissement. Quand on demande quel nom de Saint il souhaite donner à sa
nouvelle paroisse, l’Abbé Largier répond, à l’étonnement général, « la Sainte
Trinité ». Aucun autre nom ne lui semblait possible. L’amour de Dieu-Trinité
emplissait déjà toute sa vie. « C’est au cours de la semaine du 8 septembre 1958 que
l’évêque décide la création de notre paroisse, dira plus tard l’Abbé Largier
lors de la réunion de foi du 5 octobre 1987. C’est pendant ce dernier trimestre
de 1958 que le Pape Pie XII a été rappelé à Dieu ». « Le curé fondateur » La suite est connue. L’Abbé Robert Largier se révèle comme
un prêtre bâtisseur. De rien, il fait surgir une paroisse. Le bulletin des
anciens élèves du petit séminaire est intitulé au début de l’année 1959 « Un
Curé Fondateur » : « 2 septembre 1958 : la nouvelle paroisse n’était qu’un
simple point sur la carte. Quelques semaines après, une chapelle était édifiée.
Noël 1958 : 300 fidèles. Tous nos voeux au vaillant Curé ». La chapelle en zinc est bientôt trop petite. Il faut bâtir
en dur pour abriter les fidèles qui affluent. Mais la petite chapelle a abrité
les premiers paroissiens et les premières messes dans ce nouveau quartier. Il
n’est pas question de l’abandonner. Quand l’église sera construite, une église carrée sur le
modèle de la Jérusalem nouvelle de l’Apocalypse (21), quand le camp de vacances
de Lanarce en Lozère sera acheté et aménagé en dur lui aussi pour les enfants de
la paroisse, la petite chapelle ira finir sa vie en vacances dans ce camp sans
barrière où pendant des années les parents ont pu confier en toute confiance
leurs enfants, certains qu’on leur transmettrait une foi forte et joyeuse.
Les épreuves et la Croix Et puis, le temps de l’épreuve est venu : décès prématuré
des Demoiselles qui l’aidaient et d’autres personnes qui étaient les chevilles
ouvrières de la paroisse, maladie terrible et inexorable qui atteint le Père, et
tout ce qui ne s’écrit pas mais que Dieu sait, car ainsi que l’Abbé Largier
avait l’habitude de le dire : « Dieu voit les coeurs ». Le Père a connu la souffrance des deux Témoins au pied de
la croix quand il a vu mourir ses amis. Le Père a vécu la souffrance du Christ
sur la croix. Jusqu’au bout il a suivi la volonté de Dieu et non des hommes,
jusqu’au bout il a été le Prêtre de Jésus-Christ. Rappelé à Dieu dans la nuit du 31 août 1999, il a rencontré
le regard de Dieu, ce regard d’amour de Dieu-Trinité, des Trois Personnes
divines, auquel il a aspiré toute sa vie terrestre.
La transmission de la vie Ce travail de toute une vie centré sur l’unité de l’esprit
dans la diversité des missions, l’Abbé Largier n’a pas voulu qu’il disparaisse avec lui. Il a donc fondé l’association
unité - sa dernière fondation confirmée dans son testament -
qui a reçu pour mission de transmettre son travail à l’église,
c’est-à-dire de le faire connaître, de le continuer et de le développer dans le
même esprit d’amour de la Sainte Trinité, de foi en Jésus-Christ et de fidélité
à l’église fondée par Jésus-Christ. |